Cette initiative de l’UDC est inacceptable et dangereuse. Elle demande la quasi-impunité des policiers-ères en cas de délits de leur part. En cas d’acceptation, un-e policier-ère ne pourrait être poursuivi-e pour plainte pénale que si une commission du Grand-Conseil se réunissant à huis-clos (dans le secret) l’autorise. Le but de l’initiative est explicitement de leur conférer une « immunité relative ». On voit donc bien le risque : la police dispose d’un droit à l’exercice de la force et à la contrainte ; si, en plus, elle est couverte par une immunité, les risques d’abus sont immédiats. Il faut au contraire que ces risques soient limités par la possibilité pour le pouvoir judiciaire de les sanctionner. Si une autorité politique devait permettre l’immunité, les dérives antidémocratiques seraient flagrantes, comme dans les régimes fascistes. Déjà aujourd’hui, les violences policières sont rarement condamnées, et touchent plus facilement des personnes qui sont dans la cible des partis d’extrême droite qui portent cette initiative : personnes racisées, LGBTIQ+, sans-papiers, manifestant-e-s, etc. Dès lors que le pouvoir soutient le capitalisme, les luttes syndicales sont également confrontées à la répression et, exposées au risque de violence policière.
Pour la défense des droits fondamentaux, il faut donc absolument refuser l’initiative 194 sur l’impunité de la police.